Compte-rendu du match du 23 février 2019 contre les Rugby-Q

Compte-rendu du match du 23 février 2019 contre les Rugby-Q

Un compte-rendu dans lequel vous pourrez retrouver tous vos joueurs préférés dans de nouvelles aventures ébouriffantes, pleines de suspense, d’émotion, de franche camaraderie où l’on se tape sur l’épaule en se disant « ah ah bien joué old fellow ! ».

Une photo qui illustre bien la complicité entre Iannis et son ami Thierry

Contexte :
Souvenez-vous, lecteurs avertis et consciencieux, la dernière fois nous avions quitté nos rudes Rubygnoles au Pub Saint-Germain fêtant avec la démesure qui les caractérise parfois, l’obtention de leur match de référence contre les Frogsbeef.
Malheureusement nos si sympathiques héros n’étaient pas au bout de leur peine, leur bières étaient à peine tièdes qu’il leur fallait déjà se projeter sur ce qui suit traditionnellement un match de Référence ©, c’est-à-dire : le match de la Confirmation © Papammm !! (= bruit de trompette imité avec la bouche).
C’est donc en ordre dispersé et à intervalle de temps irrégulier, qu’un à un on s’est tous retrouvé samedi matin dans les odorants vestiaires du stade Pershing pour aller défier les Rugby-Q.
Tous ? Presque, en effet ce jour-là une autre équipe folklorique recevait l’équipe d’Ecosse au stade de France et nous faisait une concurrence inique en détournant les joueurs faibles et influençables de notre effectif. En même temps franchement qui peut résister à une invitation à un repas et un apéro gratos d’avant match au stade de France, je dis bien GRATOS !!! Je me suis resservi trois fois du dessert. T’étais même pas obligé de regarder le match, le buffet est resté ouvert tout le temps. Ok c’est moche de laisser tomber les copains mais qu’est-ce que c’était bon

 

Les équipes :
En face : les RugbyQ. Par rapport à nous ils m’ont paru plutôt jeune et de grande taille. Pas très nombreux (ils ont commencé à 16) ni très solide (ils ont fini à 14), ils savent jouer au rugby et mettent pas mal de rythme. En tout cas ils ont un très bon esprit folklo.

En face des mecs d’en face : Nous. Avec une équipe à la carte :

  • En All-inclusive : Sly, Rod, Fab, Menestrel, Grand’Tom, Yann, Capt’ain Tom, Mowglie, Blondasse, Alex, Riton, Fred, Jo, Jef et Octo, plus un pote à Alex il me semble dont je ne connais pas le nom,
  • Formule mixte (une mi-temps je joue, une mi-temps j’arbitre) : Fran-fran puis Roland
  • Demi-pension (Je me casse en fin de première mi-temps, repas de midi pris à l’extérieur avec mon nouveau super copain Thierry Dusautoir) : Iannis, Gluf, Dam
  • Formule méli-mélo (je joue un peu avec les deux équipes) : JP
  • Formule mega-éco dite « Branchouille » (je reste en blouson sur le bord de touche) : Raph

Le temps : Magnifique !!!! Printanier, ensoleillé, idéal …

Le terrain : Dur mais dur, j’ai encore mal partout.

 

Le match :
Le qualificatif qui revient le plus souvent quand on parle du match c’est : propre. C’était un match propre : propre en défense, propre en attaque. Oui mais encore…ben c’est tout, en défense ils ne sont pas passés et par contre nous quand on avait le ballon sans être génial on enchainait bien 2 ou 3 temps de jeu au ras avant d’ouvrir sur nos trois-quarts qui trouvaient des espaces. Voilà, propre je vous dis.
Tant et si bien qu’arrive alors un truc de dingue : nos trois-quarts marquent le premier essai de la partie sur une COMBINAISON © !! Pas le vêtement, non, les combinaisons © c’est un truc que bossent les arrières à l’entrainement pour être sûr de ne pas les faire en match. Comment vous faire comprendre, c’est un peu l’équivalent des annonces en touche pour les gros, on en connait plein mais en match on ne fait que des premiers sauteurs.
Donc les trois-quarts, qui se la pétent un peu il faut bien le dire, annoncent une COMBINAISON ©, jusque-là rien de grave ils en annoncent dix par match sans en réaliser jamais aucune, mais pour le coup, les avants avaient tellement bien travaillés, tellement enfoncés les adversaires sur des centaines de mètres que paf ils ont réussis à la faire !!! Et en plus, cerise sur le gâteau, c’était celle annoncée !!! Du quasi-jamais vu, déjà avoir une ligne de trois-quarts dont tous les membres connaissent une combinaison identique c’est extrêmement rare, mais qu’en plus ils se décident tous à la faire en même temps. C’est donc avec aisance, fluidité mais assez posément il faut bien le dire que nos trois-quarts ont réalisés une « Enculé » (vous noterez avec moi la désolante vulgarité du nom de la combi. Nous les gros, pour les codes des touches on utilise plutôt des chiffres, ça prête moins à confusion, mais comme ça marche pas bien on va bientôt essayer avec des couleurs, enfin avec une. Si Tom devient tout rouge on fait un premier sauteur et sinon on fait un premier sauteur aussi.), en amenant (c’est la suite de la phrase d’avant la longue parenthèse précédente) le ballon jusqu’à Jo parfaitement décalé sur son aile pour un essai magnifique (sinon aussi on a des codes avec des gestes mais pareil ça marche pas super, peut-être que si on les chantait…).
Magnifique essai mais cruel pour Iannis et Raph sur la touche à ce moment-là qui eux n’ont jamais participé à la moindre COMBINAISON © en 20 ans de carrière et qui se sont soudain rendu compte que leur équipe jouait beaucoup mieux sans eux. Heureusement Iannis se rattrapera par la suite en effectuant une très bonne entrée en jouant 2 minutes à l’aile puis 1 à l’arrière (réalisant ainsi sans doute son meilleur match de l’année) et Raph en ingurgitant un double frenchy burger mayonnaise (supplément bacon) à l’Annexe (réalisant ainsi sa meilleur tentative de suicide à base de graisse saturée de l’année).

1-0 pour les Rubygnoles

Alors bien sûr tout n’a pas été parfait (notamment moi sur une réception de coup d’envoi où je suis parti en courant dans le sens opposé et un peu plus tard sur un « en-arrière » qui nous a plus sûrement mis dans la merde que n’importe quel en-avant classique). Les RugbyQ ont mis du rythme (je l’ai déjà dit non ?) et jouant avec nos erreurs (surtout les miennes) ont réussi par trois fois à entrer dans nos 22 sans jamais réussir à scorer (quand je dis « Ils mettent du rythme » ça veut par forcément dire qu’ils jouent vite, ça veut seulement dire que perso physiquement j’étais à la ramasse. Par exemple quand je dis « Il était rythmé le footing d’hier soir » ça veut dire que j’ai craqué et que j’ai vomi avant la fin, ou quand je réponds à la question « Il était comment le film que tu es allé voir ? » par « – Rythmé » ça veut dire que je me suis endormi au ciné, pigé ?). Donc plus ça allait plus les RugbyQ mettaient du rythme (avouez que c’est plus clair maintenant).
Malgré tout, posément, calmement, step by step, cellule après cellule, on remonte le terrain inexorablement avec la ténacité du saumon pour, par deux fois, nous installer dans leurs 22m et envoyer Gluft puis Jo, lancés comme des boulets (non, non pas des boulets de canon, des boulets tout court) par une course tranchante et rentrante transpercer la défense adverse et marquer chacun un essai supplémentaire.

3- 0 toujours pour les Rubygnoles

Fin de la première mi-temps : à partir de là je ne peux que supposer ce qui s’est réellement passé.

 

Discours de mi-temps :
Généralement c’est Fran-fran qui assure la première partie du discours de mi-temps, le lever de rideau (en « star américaine » comme on disait à l’époque de Sylvie Vartan). Il n’est pas très bon mais on sait tous qu’il est juste là pour gagner du temps et permettre à la vraie star, Roland, de reprendre son souffle.
Donc Fran-Fran nous a fait un premier discours à base de phrases à la syntaxe audacieuse, en faisant les gros yeux et des petits gestes avec les bras. Dès que Roland fut prêt, en régie on lui a fait un petit signe pour qu’il conclue rapidement.
Rentre alors au milieu du cercle formé par les joueurs, tout juste sortie de sa tente à oxygène, la vedette du one-man-show, le champion du stand-up, Zoolander : Roland.
« – Eh les gars vous savez quoi ? … (Silence attentif de la foule) … j’ai vu une putain de bonne équipe ce matin, et pour une fois je ne parle pas de l’équipe d’en face (rire)… Ouais, j’ai vu des cellules, j’ai vu des plaquages, j’ai vu de la solidarité et vous savez quoi … (silence inquiet) … eh bien ça fait plaisir !!! (Rire, applaudissement, brouhaha approbatif) »
Toujours au centre du cercle, il fait un tour sur lui-même le bras pointé vers l’avant et cherche du regard chaque joueur. Il reprend sur un ton de reproche :
« Mais ce n’est pas fini, les gars, (il martèle chacun de ses mots) Ce n’est pas fini ! Il reste encore une mi-temps !!! … (Cris d’angoisse parmi les joueurs qui visiblement n’étaient pas tous au courant) … On peut encore perdre si on se relâche !!!… (Mouvement de panique dans la foule, beaucoup se mettent à pleurer) … Alooooors qu’est-ce qu’on doit faire ? Hein ? Je pose la question. Qu’est-ce qu’on doit faire ? …. Eh ben on y retourne !!! Et on fait comme en première mi-temps !!!!! (Cris de joie, débordement populaire, applaudissement fourni, mais oui quelle bonne idée, comme en première mi-temps on va faire, ça tombe bien ça m’arrange pour le compte-rendu, une petite fille vient porter un bouquet de fleur à Roland, de toute part ce n’est que demande d’autographe, de selfie. On implore un bis, on réclame un rappel, on n’en veut encore, on se l’arrache notre bon Roland, bravo, alléluia, môme démission, bref c’est chouette.
Seul, dans son coin, à l’écart, Fran-Fran sert les dents puis le poing et murmure un prophétique : « un jour ce sera moi… »). »

 

Seconde mi-temps :
Mais voilà malheureusement la seconde mi-temps ne fut pas comme la première. Et comment cela aurait-il pu l’être puisque je n’étais plus là. L’ambiance était forcément morose, pesante, sans moi. Il y avait toujours des intentions bien sûr mais plus beaucoup d’enthousiasme. Même chez les Rugby-Q c’était plus tout à fait ça tant mon influence bénéfique va au-delà de ma propre équipe.
Les trente acteurs se trainaient tristement comme des âmes en peine, sans joie ni envie.
Les Rugby-Q (moins atteint que les Rubygnoles) en profitèrent pour dominer le match pendant près de 20 minutes en multipliant des temps de jeu qui balayèrent le terrain. Leur bonne conservation et leur renversement d’attaque au large mirent notre défense à rude épreuve et par trois fois ils sont à deux doigts de marquer. Heureusement les bons retours de Riton puis de Jo chaque fois sauvèrent notre camp quasiment dans notre en-but.
Hélas, mille fois hélas, la blessure était trop profonde, l’absence trop cruelle, notre défense trop dépressive, dans ces conditions l’essai adverse ne put être évité.

3-1 toujours pour les Rubygnoles

Ce que je ne m’explique pas cependant c’est comment, vu l’état de désœuvrement de l’équipe, on a tout de même réussi à marquer deux essais supplémentaires ? Ça reste un mystère…Un essai de Yann et un autre d’Alex (des sans cœurs voilà tout).

Fin de match et victoire des Rubygnoles : 5-1

 

Après match : Apéro sur le parking devant les vestiaires organisé par Rod, à base de houblon et d’huile de palme.
Et pendant ce temps-là à l’annexe, Branchouille fêtait son anniversaire dans la plus grande allégresse avec Tiennav et Madjid.

 

Man of the match : Raph, qui nous quitte pour de nouvelles aventures. Encore un centre et un ami qui s’en va. L’année dernière déjà on avait perdu Curly-boy dit « Tony l’English », dit « Grossesse extra-utérine », et cette année c’est Houmous-man dit « Oui-oui et sa petite voiture rouge », dit « l’homme de l’Atlantide », dit « Marcel Pagnoôoleu ». Ah non je vous jure, chienne de vie ….

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