Compte rendu du match du 10/11/2018 contre les Rockstars à Gif- sur-Yvette

Compte rendu du match du 10/11/2018 contre les Rockstars à Gif- sur-Yvette

Quelle belle pelouse !

Et si on parlait d’autre chose ? Parce que bon les matchs ça va quoi, on connait, c’est toujours un peu pareil : et que je te rentre dedans, et que je te plaque, et que je te fais un en-avant….Surtout qu’à Bifle-sur-Yvette (© Rod) on a encore pris une branlé, donc je pose la question : Est-ce qu’on a encore envie de revivre ça une seconde fois par écrit ? ça a déjà été assez pénible comme ça. Surtout qu’au début tout avait assez bien commencé. Il pleuvait certes mais il ne faisait pas trop froid, le terrain était ma-gni-fi-que, tendre, onctueux, quasi-comestible, on n’avait pas vu ça depuis l’open machin de golf, les brins d’herbe coupés type pubis de jeune fille de bonne famille, c’est-à-dire un tout petit peu trop long mais propre, presque parfumé, humide, le tout rythmé par le bruit de succions des crampons allant et venant dans la terre grasse et spongieux sous-jacente aaaah….bref, beau terrain. On avait beaucoup ri aussi en voyant Mooglie et Gluft débarquer tremper de leur trajet en scooter. On était décontracté, trop sûrement.

 

Les équipes :
Eux : Au niveau de l’âge ils étaient nickel, pas trop jeune, comme on les aime, mais avec du jeu et un peu de vice. On notera une petite tendance à vouloir arbitrer.

Nous :

  • Devant : Rod, Mark, Mimosa, Fab, Fran-fran, Sly, JP, Dam,
  • Troisième ligne : Yann, Quentin, Tiennav, Ludo,
  • Charnière : Cap’tain Tom, Mooglie, Gluft puis Blondasse,
  • Trois-quart : Riton, Iannis, Raph, Octo, Jef, Jo,
  • Arrière : Môme,
  • Arbitre : Roland.

 

Match :
Coup d’envoi pour les Rockstars qu’ils récupèrent. Derrière ils enchaînent trois temps de jeu en balayant le terrain de droite à gauche puis de gauche à droite, à l’aide de courses droites et de passes simples. Notre défense est dépassée : paf essai.
Heureusement on est une équipe d’expérience et on ne s’est pas affolé. Tellement peu affolé même qu’on reprend un deuxième essai cinq minutes après. Maiiiiis on est une équipe d’expérience et on ne s’est pas affolé…bon…par contre il serait peut-être temps de se sortir les doigts du cul. Maiiiis on est une équipe d’expérience et grâce à l’aide de notre ami et partenaire l’arbitre (qui est aussi notre coach) petit à petit on commence à doucement rentrer dans le match, au bout d’un quart d’heure il était temps.
Le reste de la mi-temps est toujours compliqué mais plus équilibré. On arrive un peu plus à mettre la main sur le ballon, un peu plus de présence dans les rucks. L’arbitre peut enfin mettre un frein à sa bienveillance naturelle sans voir son équipe de cœur prendre le bouillon.
Chacune des équipes arrive à avoir des occasions qu’elle vendange par bien souvent des en-avant (ballon très très glissant sous la pluie) ou, dans notre cas, par manque de soutien quand on arrivait à franchir la ligne d’avantage. A un moment on a presque réussi à marquer par l’intermédiaire de Jo, mais il parait qu’il y avait une dizaine d’en-avant sur l’action et que ça compte pas quand c’est l’arbitre qui aplati (c’est vous dire si en face ils étaient procéduriers).

Bref 2-0 contre nous à la mi-temps.

Discours de Mi-temps :
Roland : « Heu, je crois que c’est pas mal ce qu’on fait, enfin je crois, parce que j’arrive pas à arbitrer en votre faveur et analyser le jeu en même temps, donc faut demander à Môme. Môme ton avis ? »
Môme : « Je suis super content, ça fait quarante minutes que je coure à la vitesse moyenne de 12 km/h je suis pas essoufflé ni rien, trop content, par contre ce n’est pas top au niveau de la dénivelé parcouru, je vous envoi tout de suite le descriptif de mon parcours sur Whatsapp. »
Roland : « Merci Môme. »

Seconde mi-temps :
Les mouches ont l’air de changer d’âne. Les Rockstars semblent crevés. On prend lentement mais sûrement le dessus et eux multiplient les fautes de mains. Mais par contre on n’arrive toujours pas à marquer.
Là faudrait que je place quelques anecdotes truculentes, comme l’hommage de Sly à Feu-Grenouille par exemple : intercalé dans la ligne de trois-quart, Sly perfore la ligne de défense adverse d’une course furieuse, fixe, cadre et déborde d’une double accélération le second rideau, s’échappe, vole, bondi comme un tigre, une panthère, un marcassin. Et là, paf, le syndrome Grenouille : la peur du vide, du silence, la terrible solitude du marqueur d’essai, du trappeur, Michel Strogoff dans la taïga. Ne parvient plus à ses sens que le bruit du vent s’engouffrant dans le creux de son oreille, plus un seul joueur pour accrocher son regard entre lui et la ligne d’essai, plus personne à percuter, plus qu’un long tapis vert d’herbe spongieuse jusqu’à la ligne blanche … C’en est trop pour cette âme simple, recueillie puis élevée parmi les avants depuis qu’il sait parler (ça date du mois dernier à peu près), qui jusqu’à ce jour n’avait jamais quitté le cocon de la mêlé, qui n’avait jamais rien connu d’autre que la chaude camaraderie protectrice des regroupements ou la rigueur géométrique des alignements collectifs en touche. Là, comme un coréen du nord découvrant son premier orgasme anale lors d’un symposium du parti, l’émotion le submerge et il éructe le ballon (oui, car il avait le ballon avec lui, je ne sais pas si je l’avais dit, reprenons) donc il éructe le ballon vers l’avant dans un râle de soulagement.
Maintenant je vais citer quelques joueurs particulièrement méritants et pas uniquement parce qu’ils ont payés leurs cotises : Ludo pour ses charges généreuses et Octo pour ses relances et ses sauvetages précieux. Môme bien sûr pour ses stats de course (et il est président, par contrat je suis obligé de le citer deux fois par compte-rendu), Riton pour ses stats également, à la Teddy Thomas : 10 franchissements et 0 passes.
Dans le dernier quart-d’heure les Rockstar accélèrent de nouveau et nous replantent deux essais supplémentaires qui ne doivent rien au hasard. Enfer et damnation, on a encore perdu…

Score final : 4-0 pour les Rockstars.

Après match :
Bières et casse-croûte dans le club house des Rocks. Très sympa. Comment en vouloir à des mecs qui te paient une bière comme ça après le match ? Pourtant on a perdu. Deux fois ils nous volent : une fois la victoire et la deuxième fois la possibilité de les haïr sincèrement. Ils ont acheté notre ressentiment avec du houblon. Et nous comment insuffler la culture de la gagne à une équipe de poches prêt à se prostituer pour une mousse ? A la prochaine défaite : tout le monde à la Badoit et là peut-être qu’enfin on verra des tigres dans cette équipe.

Museau of the match : Celui de Jef, tout cassé, de travers, en biais. Dommage, parce qu’il faisait un bon match jusque-là Jef, mais là, a cassé son nez, de travers, en biais….

Harry Potter of the match : Fab qui nous a fait le coup de la cape d’invisibilité. Il est là, et hop … soudain il a disparu … incroyable.

A plus les p’tits gars,

 

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