Compte-rendu de la tournée Calva du 2 au 3 juin 2017

Compte-rendu de la tournée Calva du 2 au 3 juin 2017

La tournée qui laissera des traces – Rubygnole année 0

Contexte

Première tournée de l’ère Rubygnole organisée de main de maître par Tiennav et Môme (plus d’autres je pense, comme Rod, Momette, Tibau…en fait je ne sais pas trop qui a participé).
Nouvelle équipe, nouvelle formule de tournée : Courte mais rythmée, 2 jours et une nuit, 2 activité et 1 match, 2 repas et 1 cuite (mais longue la cuite).
Tout ça sur le terrain de jeu d’enfance de Tiennav : St Benoit d’Hébertôt dans le pays d’Auge.

Suivez le guide….

Le lieu

Le château de famille

Véritable symbole de la tournée : le château de la cousine à Tiennav.
Un château qui a une histoire !! Même que Tiennav il nous l’a raconté au moins 15 fois dans le week-end cette histoire. Et chaque fois il était de plus en plus saoul, ce qui fait qu’au final tout ça est un peu confus. J’ai eu droit à ma première version vendredi soir vers 1h du mat (samedi donc), ça m’avait paru à peu prés clair. Celle de 3h du mat était toujours raccord, il manquait bien quelques mots mais par recoupement je m’en sortais. Après il a commencé trois nouvelles versions entre 4h et 4h30 sans en terminer aucune. Et ç’a été comme ça tout le week-end, plus il buvait plus il nous survendait le truc. Jusqu’à la dernière version sur la plage de Trouville, où on a appris que le château était en fait un ancien temple aztèque peuplé de vampires suceur de sang mais bon c’était cool parce qu’ils s’occupaient de l’entretien du jardin.
Après croisement de différent témoignages voilà ce qu’il en ressort : il semblerait que le château ait été construit en 1789 (Déjà c’est pas de bol, au tout début de la révolution française, le mec il a eu du pif, c’était vraiment le moment pour investir dans la pierre, histoire que le château soit tout neuf pour que les gueux aillent y foutre le feu, bref…) par la fille du père du mari du cousin du mec qui avait déjà un château en bas (Monsieur Sadoun je crois). Or il se trouve que la fille en question, en plus d’être légèrement capricieuse (« Je veux mon château à moi !!! ») était marié avec un Ecossais (ou Irlandais, je sais plus) qu’elle avait rencontré lors d’un échange Erasmus. Et le mec c’était un hyper stressé, il avait toujours peur d’être en retard. Il speedait tout le monde tout le temps. Alors les autres lui disait « ça va Mac, t’as le temps ! » et c’est ce qui a donné le nom du lieu : le château de Mac-t’as-le-temps (Nous ne voyons pas d’autre explication).
Un château de style Italien (Putes et Pizza) juché sur une colline, au confort soyeux et à la décoration exquise. Vous serez enchanté par son parc et son jardin étagé offrant un point de vue unique et enchanteur directement sur le gîte de Mme Sadoun.

Au fond : le château (avec la Châtelaine à la fenêtre)
Premier plan : les jolis petits pieds de Momette

Petit encart publicitaire

Il faut savoir que vous pouvez, si vous le désirez (on va pas vous forcer non plus), louer le château (sans la châtelaine malheureusement). Par contre je n’ai pas compris exactement pour quoi faire. Je crois que le château ne fait pas chambre d’hôtes, pas de séminaire ni autres congrès barbant, pas de partouze ni de tournage de film porno…par contre c’est un super lieu pour une partie de cache-cache.

On a aussi fait la connaissance du papa de Tiennav

La distribution

La cousine châtelaine

Quelle est mimi la chatte à la Châtelaine ! Tiennav en girl. Avec des nerfs d’acier. Elle a réussi l’exploit d’accueillir 28 rugbymen en rut (vieillissant certes mais tout de même), alcooliques et bâfreur dans son château sans jamais perdre son calme ni son sourire. Seule fille célib du week-end elle a su avec habilité émoustiller les joueurs, gérer la viande saoule et résister aux assauts libidineux divers et variés.
Et c’est là que je dois rendre un vibrant hommage à Manu. Gloire à Manu ! En concurrence direct avec Mathis, sur et hors du terrain, oubliant son âge canonique il se lança courageusement à l’assaut de la Châtelaine. Avec intelligence, là où avant il l’aurait fait un siège soutenu de la demoiselle rentrant en conflit direct avec la concurrence, comme sur le terrain il prit en compte son physique défaillant pour tenir pour une stratégie d’attente, aux aguets, jouer l’interception. Emmitouflé dans son chèche à la Jackie Lorenzetti, il est resté dans la roue de Mathis tout le week-end pour pouvoir le doubler à la moindre faute de care. On a même cru samedi soir qu’il avait pris le trou gagnant. Prétextant un léger rafraîchissement de l’air pouvant lui être fatal, la Châtelaine prit de pitié le raccompagna en voiture au château. Manu seul dans une Smart avec une minette de 28 ans, sur une route déserte, la messe été dite, les gendarmes pouvaient commencer à organiser la battue dans  les bois pour retrouver les reste de la petite. Hélas, mille fois hélas, tout cela se termina prosaïquement par une camomille devant la cheminé. Mais bravo à toi Manu, toi au moins tu as fait l’effort, pas comme cette grosse feignasse de Manse. Gloire à Manu !
Autre particularité de la cousine à Tiennav : son prénom. Peu courant, pour un dyslexique comme moi un week-end ne suffit pas pour le maîtriser vraiment : Quitrite ?

 

                                             

Lady Chaterlay et ses gardes chasses                                                               La famille de barjot

Guy Drut

 

Mathis de Monpeul

Mathis, l’athlète du week-end, le seul gars du vestiaire à avoir un cul moins large que ses épaules. Il avait déjà fait une saison avec les VFR il y a huit ans avant de repartir pour Monpeul et le rugby à 13.
Presque timide au début de la tournée, il est monté en puissance au fil du temps pour terminer complètement désinhibé, ce qui ne fut pas sans conséquence. Alors que le vendredi soir il semblait avoir parfaitement pris la voie rapide qui devait lui permettre de violemment tamponner la Châtelaine en sortie de virage le dimanche, sa route croisa entre-temps celle de Montagne et là c’est le drame. Sortie de route. Leurs passions communes pour la vidéo d’auteur eu raison des bonnes manières de Mathis. Les deux hommes basculèrent définitivement dans le fossé se livrant une bataille acharnée d’échange de films, considérés comme comiques uniquement en Languedoc-Roussillon, une course poursuite au premier des deux qui écoperait d’un bracelet électronique.
Les derniers espoirs de voir Mathis chopper la Châtelaine s’envolèrent définitivement quand celui-ci demanda à Montagne, lors du brunch du dimanche, de prendre ses couilles en photo sur la terrasse avec le paysage en arrière plan (Cf. photo).

                        

Classe !!!                                                                          Pas classe…..

Greg le sportif

Personnage important du monde merveilleux de Tiennav : Greg le Prof de gym. Légèrement survendu, comme souvent, par Tiennav son rôle était de nous faire bouger notre couane le samedi après-midi entre Roustonramaaaa et le match.
Tout d’abord je tiens à dire que c’est la première fois que je rencontre un prof de sport qui a une moins bonne de condition sportive que nous, déjà c’était un exploit en soit. Las le vendredi soir, avant le début officiel de la tournée donc, Greg s’est ramassé par inadvertance une cuite au Calva (Boisson maudite, à jamais maudite !!!) au coin du feu dans la douce ambiance feutré du salon du Château. Il ne s’en remettra vraiment jamais. Il a passé le reste de la tournée tout blanc allongé dans l’herbe, les yeux habilement dissimulé derrière ses lunettes de soleil, sans bouger. Nous on croyait qu’il était mort, mais chaque fois qu’on allait quelque part il était déjà là : Allongé dans le bus, allongé au bord du terrain de rugby, allongé dans un transat à la piscine, allongé sur la piste de Kart…. (Il pratique une sorte de Land-Sieste. C’est comme du Land body Art en dormant.) C’était magique, je ne l’ai jamais vu debout et pourtant il arrivait à changer de place. Peut-être par reptation ?
A l’heure de l’activité, harcelé par Tiennav qui sentait bien que son champion avait du plomb dans l’aile, il a quand même réussi à animer (le mot est un peu fort, à endormir ?) trois activités en parallèle : Pétanque (mais bon les boules étaient un peu lourdes pour lui), Piscine (on ne sait pas s’il sait nager, il est resté tout le temps dans le transat) et enfin tennis, son cœur de compétence, où il a pu habilement distiller (c’est le cas de le dire vu son haleine chargé) de précieux conseils malheureusement inaudibles car il n’avait plus de voix.
Second exploit à porter son actif, c’est le seul du groupe qui a réussi à se perdre, en rentrant de nuit au gîte, dans une forêt à peu prés aussi grande qu’une chambre de bonne Tokyoïte. Merci au passage à Jef de l’avoir ramené après l’avoir découvert errant, perdu, hagard, quasiment revenu à l’état sauvage, roulé en boule à même le sol (encore !) alors qu’il était à moins de 20 m du château.
Merci aussi à Slyman et Alex d’avoir ajouté du mobilier dans le lit de Greg pour qu’il se sente moins dépaysé par rapport à ses performances (artistiques, pas sportives) de la journée (Cf. photo).

                        

Help !!!                                               Sous les meubles : Greg

 Vincenzo i Vincenzo

Autre bonhomme que l’on n’a pas souvent vu en position verticale : Vincenzo. Je ne sais pas trop quoi en dire car je n’ai parlé avec lui que samedi soir très très tard, très très bourré, avec une musique un peu forte et lui qui murmure quand il parle. Mais j’ai senti une certaine empathie quand il remuait les lèvres…heu….le Calva aussi ça sentait (Vade retro boisson du Diable !!).
Vincenzo et Yuko, sa copine, ont profité de ce week-end pour battre un record en faisant une sieste de plus de 16h d’affilé ! Plus ça aurait été classé comme une expérience de mort limite.
A noter la seule action de Vincenzo du Week-end : Partir s’acheter une gaufre sur la plage de Trouville trente seconde avant l’heure de décoller pour la gare. Il doit encore y être sur la plage, à nous chercher avec sa gaufre à la main.

Vincenzo debout mais uniquement parce que Môme le tien (sinon il tombe)

Jean-Mimi le chauffeur de bus

Jean-Mimi si t’es champiooooon !!! Appuiiie ! Appuiiie !
Jean-Mimi si t’es champiooooon !!! Appuie sur le cham-pi-gnon (pon pon) !
Que serait une tournée sans son bus ? Hein ? Je vous le demande. Et sans Jean-Mimi son sempiternelle chauffeur bourru tiraillé entre l’envi de rester en vie jusqu’à sa proche retraite et l’envi de demander à Tiennav de se rhabiller, d’arrêter de crier dans le micro du bus et de ne pas s’appuyer sur son épaule comme ça à chaque virage, je conduis merde.
Pauv’ Jean-Mimi, quel bonheur de conduire tout en se faisant postillonner dessus par un Etienne lui hurlant dans les oreilles : «  A gauche !!! Putain, prend à gauche !! Je connais, je connais ! Double bordel ! Putain, à Lyon tu étais meilleur Jean-Mimi. Je suis trop déçu. Là ! Là ! Prend l’intérieur ! Rhaaa qu’est-ce que t’as foutu ? A la corde dans le rond point on pouvait la baiser la Twingo ! ».

Mme Sadoun

Surnommé Mme Soudain par les gens du cru car elle est sujette à des orgasmes éclairs à répétition survenant à toute heure du jour de façon impromptue et inopinée, Mme Sadoun a quitté sa ville natale de Constantine un triste matin de 1962 pour venir ouvrir un gîte dans le pays d’Auge. C’est là qu’elle rencontrera celui qui allait devenir son huitième mari : Iannis Roder. A leur mariage Mme Sadoun déclarera « C’est le plus beau jour de ma vie » et Iannis de répondre « Je l’ai confondu avec François Bayrou. Je trouvais bizarre aussi qu’il me demande de l’épouser. »

Iannis et Mme Sadoun

Le match de la tournée

Avant match

Train le samedi depuis Paris Saint-Lazare puis bus jusqu’au château. Dépose des sacs autour de la piscine et repas (Magret/Bières) dans le parc.
Roustonrama, activités sportives ou sieste et il était déjà 16h30, c’est-à-dire l’heure de remonter dans le bus pour 30 minutes de trajet jusqu’au terrain de Honfleur.
Au micro pendant le trajet, Tiennav a recommencé à nous survendre l’équipe d’en-face. De 3ième série au départ du Château, ils avaient gagnés 6 divisions en arrivant au stade, 10km de plus et on jouait contre une équipe de Top 14.
Il n’empêche que ça fait toujours son petit effet de se déplacer pour rencontrer une équipe inconnue. On a beau faire les marioles, on est forcément un peu inquiet. A la descente du bus on scrute, on observe, on récolte un maximum d’information : Est-ce qu’ils sont gros ? Nombreux ? Jeunes ? Vieux ? Est-ce qu’ils ont des dents ? Des tatouages ? Des bracelets électroniques ? Et lui là, là-bas, ce serait pas Guy George ? Et l’autre là il a les mêmes lunettes que Francis Aulme, avec les yeux qui sortent sur les côtés.

Les équipes :

En face : Un beau mélange de vieux, jeunes, joueurs expérimentés, débutants, rapides, lents, un seul gros con, pour un bel effectif au final : je dirais 25 joueurs à la louche.

Chez nous :

  • Devant : Sly, Rod, Tibo, Manse, Alex, Mimosa, Nouille (Gre), Tiennav et moi…et Jean-Marie
  • Mêlé : Tom
  • Ouverture : Montagne et Iannis
  • Centre : Fred, Mathis, Manu…et Jean-Marie
  • Ailes : Jef et Môme
  • Arrière : Luc et Jérôme
  • Supporter : Branchouille
  • Masseur/Osthéo : Gluft
  • Châtelaine : Quitrite
  • Land Art : Vincenzo et Greg

C’est qui les plus beau dans leur nouveau maillot ????

Le match

Précédemment au coup d’envoi les joueurs d’en-face exécutèrent une petite chorégraphie avant d’offrir à chacun d’entre nous un petit verre à Calva (heureusement vide) richement décoré avec des vues d’Honfleur. Ça aurait pu être pire, ils auraient pu nous offrir un baromètre en coquillages, ils ont vraiment des gouts de chiotte en province.  Première bagarre générale suite à ce cadeau complètement nul considéré à juste titre comme une provocation.
Quatre quart temps de 20 minutes avec un jeune arbitre assez souple sur les en-avants mais qui s’en est plutôt bien tiré je trouve (pour ce que j’y connais).
C’était un match qui ressemblait un peu au match contre les Verts Galants, c’est-à-dire un adversaire qui pratique un jeu direct, mais alors même très très direct, notamment avec leur gros numéro 8, ou leur numéro 18 hyper tonique et le chevelu bagarreur, plus le centre qui allait tout droit, ils faisaient mal. Tout ça sur un terrain hyper dur, je vous dis on se serait cru à Pontoise.
Mais comme contre les Verts Galants on ploie en défense mais on ne rompt pas et la lumière vint de nos trois quart, notamment d’un môme très en forme qui par deux fois balada la défense pour aller marquer dans le premier quart temps.
Le second quart temps on marque un troisième essai par Mathis, il me semble, et eux un. Au troisième quart temps on commence carrément à être crevé alors que chez eux ça tourne. Ils nous marquent deux essais et nous encore un par Fred je pense.
Mais voilà arrive le quatrième quart temps, et là c’est hyper dur, tout le monde est exsangue. Les mecs en face pilonnent tout ce qu’ils peuvent. On résiste, résiste mais on fini par craquer à 5 minutes de la fin.
Il y a égalité au nombre d’essai (4 à 4) mais avantage au RACH (c’est le nom de l’équipe d’en face je n’avais pas encore eu l’occasion de le dire) à la faveur des transformations (3 transformations réussies à 1).
Tout semblait perdu ? Mais non, c’était sans compter l’âme de cette équipe et la vista de Môme. Dans le money time, le RACH a le ballon mais subi la défense haute des Rubygnoles. Sous la pression ils déjouent, tentent des passes difficiles, interception de Môme, essai, Hat trick, première victoire en tournée 27-26 des RUBYGNOLES !!!!!

                                      

Il va l’attraper !!!                                                             Ah ben non

Sinon y a aussi le lien vers le film du match fait par nos amis du RACH (Rugby Athletic Club Honfleur) le plus drôle étant les commentaires des nanas qui filment et qui se moquent gentiment de leur maris sur le terrain -> Lien vers Video

L’après match

On s’est lâché !! On s’est lâché !! Apéro, bières, discours et échange de cadeaux devant le club house du RACH, puis couscous géant (Dans le bus Tiennav nous avait vendu que ce serait une paëlla avec des saucisses (sic)).
Chansons, vin rouge, bataille d’eau puis retour en bus à la piscine du château pour une soirée gay jusqu’au bout de la nuit.

                          

La paëlla normande                                                                     En présence de Jackie Lorenzetti

 

Mais de quoi Manse peut-il bien parler ?

Le Kart

Préparation des pilotes avant la course

Autre point fort, s’il en est, de la tournée : L’activité du dimanche après-midi. Je précise après midi, parce que le matin on n’a pas fait grand-chose, mais on l’a bien fait. Levé 11 heure pour un premier petit déj au gîte, histoire de prendre des forces avant d’entamer une courte balade à travers bois jusqu’au château. Au château, de nouveau brunch au soleil avec les restes et surtout les produits traditionnels de Tibau et Vincenzo : du mouflon (la pauv’ bête) et du Jivaro (Putain le Jivaro il était prétentieux, il avait vraiment la grosse tête.). Et là c’était cooooool ! On était bien au soleil, tranquille, à écouter de la super zique (d’ailleurs je suis preneur si quelqu’un a la play list qu’on s’est fait ce matin là), à se remettre doucement de notre cuite de la veille en sirotant jus d’orange, café noir et reste de bière fraiche, du cidre pas à nous directement piqué dans le frigo. A mater discrétos derrière nos lunettes de soleil le cul de la châtelaine dans son petit short en djean riquiqui qui se dandinait en rythme. Ces moments magiques où tout se mélange et tu ne sais plus très bien si tu t’es rendormis ou si tu es encore en train de manger, où tous les sons te parviennent légèrement déformés, flottants, comme allongé au fond d’une piscine. Les blagues fusent, les bon mots s’enchainent et se répondent du tac au tac, enfin pour ceux qui arrivaient encore à parler, moi par exemple j’avais la langue qui avait doublé de volume pendant la nuit, impossible d’articuler le moindre mot (saloperie de calva), ou Tiennav qui après avoir fumé en tabac l’équivalent biomasse de la forêt amazonienne avait adopté la voix d’Annie Girardot.
Juste le temps d’attraper un coup de soleil et il était déjà l’heure de reprendre le bus pour une destination alors inconnue : le circuit de Kart.

                  

Échauffement avant la course                                                          Alimentation adaptée à l’effort

 

Satanas-Tiennav et Diabolo-Manse

Super classe le circuit, avec chrono, 12 tour d’essais, constitution d’une grille de départ genre grand prix de F1 suivant ton temps aux essais puis course de 12 tours. On était inscrit pour deux sessions soit une heure d’activité en tout.
Cette séance sur piste a mis en lumière que les différent types de conduite révèlent assez bien le caractère des gens, avec bien sûr Rantanplan qui essaye de détruire physiquement l’adversaire avant de le doubler, La teigne : Jean-Marie, le compétiteur fou : Alex, le vicieux : Iannis, Mathis et Manu qui se tirent la bourre pour tamponner la châtelaine, la châtelaine tout en évitement, tu crois que tu vas l’avoir dans le virage ? Et hop elle te remet 20 mètres dans la ligne droite et pour finir le plus beau : Manse dans le rôle de la Reine d’Angleterre au volant de la Papamobile.
Le plus étonnant avec Manse ce n’est pas tellement qu’il roule si lentement que les gars du Karting aient voulu le rembourser pensant qu’ils lui avaient refilé un engin défectueux, non ce qui est étonnant c’est qu’il fasse ça pendant une heure sans se lasser. N’importe qui au bout de 10 minutes à tourner en rond à la vitesse d’un motoculteur au galop aurait déclaré forfait. Lui non, il a continué imperturbable à enchainer les tours, à saluer la foule dans la grande ligne droite des stands, en roulant bien sur le côté de la piste pour ne pas gêner les autres, avec un sourire béat, une joie enfantine dans ses petits yeux rieurs. Alors qu’Alex se prenait pour Erton Senna, en quoi pouvait bien se rêver Manse ? En un jardinier en train de passer la tondeuse ? En employé de la mairie de Paris nettoyant les rues juché sur son camion vert ? En conducteur de petit train touristique ?
Il a réussi pendant quasiment 48 tours à s’émerveiller à chaque fois du paysage, à se dire « tiens je ne connais pas par là, voyons », « Mais ? Mais ? Je suis déjà passé par ici, non ? Ça me dit quelque chose ». Manse venait d’inventer le tourisme sur piste, des vacances sans aucun risque de se perdre.

Autres course dans la course : La course au vomito. Dans cette catégorie particulièrement relevée on trouve : Mimosa, Rod, Slyman et moi (que des gars fins et sensibles). La règle est simple. D’abord tu fais quelques tours pour te chauffer. La compétition commence quand tu sens monter en toi une immense envie de vomir. Là une course terrible s’engage pour retourner au stand et retirer ce putain de casque avant de vomir dedans. L’enjeu : Ne pas mourir noyer dans son vomi, ne pas crever de façon complètement ridicule devant les copains, ne pas rentrer dans la légende des Rubygnoles par la petite porte pour que dans dix ans on dise  « Et tu te souviens de la tournée où y en a un qui s’est noyé dans son vomi en faisant du Kart ? – Ah oui, quelle rigolade. » Non, pas ça……

Tiennav !! Regarde devant toi quand tu conduis !!!!

Autres activités

Roustonramaaaa !!!! (Ex-TVFR)

Super mais trop court ! On en veut encore !! L’année prochaine on compte sur plus de volontaire pour nourrir le truc. Bravo môme pour ton montage et bravo à nos deux vieilles choses de bien vouloir toujours assurer les lancements plateau. Bravo à Sly la Campeuse, Nouille en Rantanplan, Branchouille le journaliste et Rod pour les tutus et le secouage d’arbre.
Et sinon, vous ne trouvez pas que l’exceeeeeeeelent comédien qui faisait le paysans il ressemble un peu à Errol Flynn ? Non ?

Hé ! Sans dec ? Ça ressemble trop….

La soirée Gay

Bien mais ça manquait de fille, même pour une soirée gay.

J’avais la tête dans le cul le lendemain de la soirée, heureusement que j’avais pensé à amener une cravate.

La plage

Après le kart, séance plage à Trouville. Eau marron à 12 degré, vu direct sur les cuves de gazole du Havre : Manse était aux anges !!! On se serait crût à Dunkerque. Il a rapidement mis son petit caleçon de bain des années trente, exhibé sa viande rouge couvert de poil blond, une noisette de crème solaire sur le front et voilà, il était prêt. Le retour du viking !
De là trajet à pied jusqu’à la gare de Trouville pour être de retour à Paris au bar du Wagon Bleu à peine dix minutes après le coup d’envoi de Clermont-Toulon.

                            

Sangate : Le drame des réfugiés                                                       Ingmar

            

On va tous à Paris !!                                                   Débrief au Wagon bleu

Bilan

Axes d’améliorations

Même si cette nouvelle formule de tournée (Tournée sur deux jours, pas d’activité avant 11h du mat) a rencontré un franc succès, dans un souci de toujours mieux faire nous nous devons de rapporter ici quelques points améliorables.
Tout d’abord les meufs !!! Alors effectivement nous avons quasiment réussi ce qui a été le Graal pendant des années chez les VFR, c’est-à-dire faire une tournée presque FrauFreï (environs 8% d’élément féminin pour cette tournée) et même je dirais quasiment NibardFreï (Présence de poitrine féminine détectée uniquement sous forme de trace).  Mais attention quand on dit qu’on veut une tournée sans femmes, ça veut dire sans nos femmes à NOUS (pour ceux qui en ont encore) !!! Ça ne veut pas dire faire une retraite dans un monastère ! Alors j’entends bien l’argument comme quoi en tournée il faudrait consommer des produits uniquement locaux, qu’on est là pour découvrir la région et que la Normandie c’est surtout connu pour ses pommes (et que ça a beaucoup été bombardé, faut bien dire ce qui est, le stress ça fait grossir) mais ne pourrait-on pas faire une exception et importer un petit peu d’Ukrainienne ? Voilà c’est dit, je n’impose rien, je lance le débat, à creuser pour l’année prochaine.

Autre point noir : le Calva. Ce n’est pas possible ce truc, c’est une arnaque. Ça n’existe pas du bon Calva, c’est une combine pour évacuer de la pomme. Les pommes c’est comme des déchets radioactifs en Normandie. Ils ne savent plus quoi en foutre. Ils essaient des les enfouir mais après le terrain ne se vend plus. Qui voudrait vivre à côté d’un site d’enfouissement de pomme ?
Alors ils font du Calva et se force à le boire. C’est la seule raison valable de boire ce truc, sauver la planète de la prolifération des pommes. S’esquinter l’œsophage par écologie. Comme le Normand est malin, dés qu’il rencontre un touriste il essai de lui en faire boire. Il lui dit que son Calva à lui il est bon, que la dernière fois vous n’avez pas eu de chance vous êtes tombé sur un pas bon. Mais le sien, attention, ce n’est pas pareil, pensez donc sa recette il l’a tiens de son grand père qui est mort d’un cancer généralisé à 33 ans, c’est vous dire.
Ignoble, ignoble, ignoble, cette boisson est une perversion de la nature. La preuve que nous vivons dans un environnement hostile et que les plantes (surtout les pommes) complotent (Complote de pommes) à notre perte !

Plus jamais ça !

Remerciement et félicitations

Toute la rédaction des Kroniques se joint à moi pour remercier du fond du cœur et pour féliciter chaudement les organisateurs de la Tournée Calva et en premier lieu : Quitrite, Tiennav et PrésiMôme.
Mais plus particulièrement je voudrais remercier ici les Anciens VFR qui ont fait l’effort de venir et qui ont pu ainsi découvrir le nouvel effectif. Qui ont su s’y mélanger naturellement et apporter simplement et humblement toute leur gentillesse, tout leur plaisir de vivre, toute leur science du jeu et de la fête, et qui repartent avec des amis en plus.
Un grand merci à eux…enfin à lui…parce que comme Ancien (qui joue plus) y avait que Manu.
Merci Manu, je te kife. Gloire à Manu !

Greg la F1 (à gauche) et Manu la caisse à savon (à droite)

 

Conclusion :

Dans la vie il n’existe que deux vrais sentiments, tout le reste n’est qu’illusion : la souffrance et l’ennui. Soit on souffre, soit on s’ennui (en tout cas moi au boulot c’est comme ça) et bien ce week-end à aucun moment je n’ai souffert ni ne me suis ennuyé. Un miracle et oserai-je préciser de peur de verser dans un sentimentalisme plus mièvre et plus coulant qu’un reste de Pont l’Evêque oublié sur une des tables du jardin étagé du Château de Macartant : Le miracle de l’amitié !!!! (ou alors c’est le Calva, mais ça m’étonnerait, c’est vraiment de la saloperie c’te boisson).

 

 

Voilà, c’est tout dont je me souviens et qui soit racontable (ce qui se passe en tournée reste en tournée). A l’année prochaine pour, espérons, une tournée chez un Ex-Demi,

Biz biz les aminches,